Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Notre Métropole se transforme, et nous, élus Socialistes, la Gauche sociale et écologique et Apparentés, nous sommes heureux, nous sommes fiers de participer à ce changement, au mouvement humain.

Publié le par Stéphane GOMEZ

Monsieur le Président,

Chers collègues,

 

C'est le moment que certaines et certains attendent avec impatience, celui où on peut parler sans hors-sujet du national ou de l'international et même de l'intergalactique si on le souhaite ; celui où pour quelques minutes on peut se prendre pour le nouveau Bruno LE MAIRE ; celui où on peut confondre le cadre tel qu'il est avec le cadre tel qu'on voudrait qu'il soit, rêver d'impositions ou de défiscalisations comme si nous étions dans un réalité auto-suffisante.

 

Le DOB permet tout cela, il nous permet d'être en perspective et en prospective.

 

En perspectives, ce mandat est marqué par des constances.

 

Constance des tensions internationales et de leurs effets économiques et financiers : difficultés d'approvisionnements pour les investissements, forte inflation pour les dépenses de fonctionnement et d'investissements.

 

Constance, depuis les contrats dit de Cahors -qui n'avaient de contractuels que le nom-, de faire payer par les Collectivités les errances financières des Gouvernements depuis 2017. Dès juillet 2017, il avait fallu subir des « remontées de crédits ». On a eu aussi droit aux coupes sur les subventions mais aussi les dotations (qui a minima devraient être indexées sur l'inflation), parfois après leur notification ; on a maintenant le droit, ou plutôt la contrainte du Dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités, plus connu sous l'acronyme sympathique de DILICO, une « épargne forcée » selon un des vice-présidents du « Socle Commun » à la Commission des finances du Sénat, en réalité un prélèvement d'un milliard d'€ sur les Collectivités depuis le budget 2025 en attendant les suivants.

 

Constance aussi du flou dans lequel nous avons ce débat. On avait eu la version Bruno LE MAIRE qui annonce en février 2024 10Mds€ d'économies supplémentaires sur le budget qu'il venait de faire voter ; on a eu la version du 49-3 au bout du suspens et des délais, qui a mieux réussi à Élisabeth BORNE qu'à Michel BARNIER ; on a eu le non-budget pendant des semaines de François BAYROU ; on a aujourd'hui la petite -vraiment petite!- tactique du bloc du chaos, qui veut empêcher tout compromis pour un budget dont les Françaises et les Français ont besoin, de celles et ceux qui préfèrent un shutdown à l'américaine avec ses conséquences économiques, sociales et humaines, à un accord qui permettrait de cranter des avancées comme la suspension des retraites ou la suppression des augmentations de CSG ou de franchises médicales, des avancées dont nos concitoyens -surtout les plus modestes- ont besoin.

 

Constance enfin de l'impact de cette situation pour nos concitoyens, on le voit avec la faiblesse continue des DMTO : la hausse attendue de 15% pour 2025 n'est qu'un effet de rattrapage, les Françaises et les Français ne se voient plus s'engager dans un prêt sur 20-25 ans, puisqu'ils doutent de la fin du mois. C'est le bilan de 8 ans du pouvoir actuel et d'absence de politique du logement ; c'est la conséquence de la multiplication des crises depuis 2020 et le Covid ; c'est aussi le bilan à court terme du bloc du chaos : le bloc du chaos, obsédé par ses intérêts électoralistes et clanique, est aujourd'hui co-responsable de la crise économique et sociale, co-responsable de la situation anxiogène dont souffrent nos concitoyens…

 

Faut-il le rappeler ici : les Collectivités ne peuvent pas s'endetter pour leurs dépenses de fonctionnement donc sur leurs dépenses structurelles. Les Collectivités créent de l'emploi par leurs dépenses de fonctionnement et d'investissements. Nos Collectivités ne sont pas la cause de la dérive des dépenses publiques depuis 2017, nos Collectivités ne sont pas le problème, elles sont la solution.

 

Et notre Métropole dans tout cela, pour recentrer notre débat ? Les Cassandre de la fin du monde vont encore pouvoir retourner sur leur rocher : elle va bien…

 

Car, en prospective maintenant, c'est bien sûr le CFU qui dira (comme il l'a déjà dit ces dernières années) que la situation est assurée, que nos finances sont sûres et sécurisées, mais déjà rappelons certains éléments.

 

La dette, d'abord. Elle reste sûre, d'une part. La capacité de désendettement est faible, d'autre part, seulement 5,5 années en 2025 contre 5,2 années en 2024 (bien en dessous du niveau de ce que connaissent la très grande majorité des Collectivités et à un moment de très forte dégradation des subventions et dotations de l’État), et malgré un niveau volontariste d'investissements, que ne manqueront pas de souligner toutes celles et tous ceux qui, dans les oppositions, dénoncent les nombreux chantiers qui rythment la Métropole. Pendant que certains battent leur tambour électoraliste sur la dénonciation des travaux, je remercie nos concitoyens qui eux comprennent bien que les chantiers sont des investissements pour l'avenir, pour une Métropole plus dynamique et plus adaptées aux mutations actuelles, plus agréable à vivre.

 

En 2025, les recettes réelles de fonctionnement tous budgets devraient constater au CFU une hausse de 42M€ contre une hausse des dépenses de seulement 30M€. En prévisions pour 2026, les recettes devraient croître de 1,3% contre une augmentation des dépenses de seulement 0,7%. En toute logique, l'autofinancement va être en hausse.

 

Depuis plusieurs années, nos Collectivités partout en France sont soumises à un effet ciseaux : baisse des dotations et subventions ou du reversement de la TVA ; moins d'autonomie fiscale ; baisse de recettes fiscales pour des motifs exogènes comme sur les DMTO ; et hausses des prélèvements comme avec le CNRACL (12% sur 4 ans, rien de moins!) ; hausse des points d'indices sans annonce préalable, anticipation et soutien ; hausse des dépenses sociales déconcentrées par l'État là encore sans des reversions qui tiennent compte de la réalité des dynamiques de dépenses et qui mettent en grandes difficultés tous les Départements, qui sont dans le rouge, appellent à l'aide.

 

Cet effet ciseaux, aujourd'hui, nous nous l'avons mis sous contrôle, nous l'inversons. L’exercice budgétaire est donc maîtrisé, maîtrisé non pas par une démarche d’austérité mais par l’engagement, par une action publique de transformation sociale et écologique, par et pour nos concitoyens. Notre Métropole se transforme, par définition cela dérange le bloc conservateur. Notre Métropole se transforme, et nous, élus Socialistes, la Gauche sociale et écologique et Apparentés, nous sommes heureux, nous sommes fiers de participer à ce changement, au mouvement humain.

Commenter cet article