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UNE BRITISH GAZETTE.

Publié le par Stéphane GOMEZ

 

Madame la Maire,

Chers Collègues,

Mesdames, Messieurs,

 

Cela ne surprendra personne que je commence par une citation, l'auteur choisi lui pourra surprendre, c'est Saïd YAYAOUI dont je reprends les mots d'il y a quelques instants : « On fait ce qu'on veut ! » Et bien : nous aussi 

 

Aujourd'hui on doit revoter le Règlement Int1934833409_8262c9a463.jpgérieur pas parce que c'est bien ou mieux : on le revote car un des groupes d'opposition est incapable de fonctionner. Voter le RI en début de mandat c'est normal, c'est obligatoire, c'est ce qu'on a fait, et il faut arrêter de nous parler de manœuvre politicienne, notre RI ne faisait que reprendre les anciens règlements, le seul changement notable sur le précédent, le changement que nous assumons car « on fait ce qu'on veut », c'est sur la taille des groupes, car nous avons mis fin à ce qui fut une manœuvre politicienne de la majorité de l'époque devenue opposition aujourd'hui, un abaissement de la taille des groupes à 2 élus pour permettre les débauchages individuels. C'était là la manipulation politicienne, nous nous sommes revenus dessus, nous nous sommes revenu à la norme !

 

Je vais encore citer l'opposition, Bernard GENIN cette fois, qui rappelait la légitimité des élus, de tous les élus y compris ceux d'opposition. Et je suis d'accord avec lui, tous les élus sont légitimes, y compris ceux de la majorité ! Et donc il est temps que cesse ce procès en légitimité permanent, qui n'a qu'un seul objectif, masquer l'incapacité d'une partie de l'opposition à s'entendre ! Unie durant la campagne elle ne cessait de nous attaquer sur notre alliance prétendue de façade : on voit bien où l'unité réelle était.

 

Nous savons désormais tous à quel point une partie de l’assemblée est une gardienne pointilleuse des droits d’expression de la minorité. On peut cependant regretter qu’elle n’ait découvert les vertus de ses droits d’expression que depuis qu’elle est dans l’opposition, et qu’elle n’en fut pas la gardienne tout aussi pointilleuse lorsqu’elle fut majoritaire et que l’opposition d’alors -depuis devenue la majorité- se vit systématiquement refuser des droits de paroles dans des publications municipales payées par l’impôt de tous les Vaudais.

 

Avec cette délibération sur l’expression dans le journal municipal, j’espère qu’enfin le débat est clos, et que les Vaudaises et les Vaudais n’auront pas de nouveau à supporter en Conseil Municipal les conséquences de l’incapacité de l’opposition à s’entendre pour proposer quelque chose. Aussi non, on finira par croire que leur seul dénominateur commun pendant ces longues années passées de gestion partagée n’était que le rejet des socialistes ou le refus de l’alternance.

 

Sur l’importance du débat qui nous a inutilement occupé ces derniers mois en Conseil, je renverrai à cette anecdote de 1926, de CHURCHILL alors Chancelier britannique et répondant à l’opposition qui lui reprochait sa politique et le propre échec de sa mobilisation sociale contre lui ; CHURCHILL répondit alors « qu’il soit entendu que si vous lancez contre nous une nouvelle grève générale, nous lancerons contre vous… une nouvelleBritsh Gazette ».

 

Attaché à la liberté d’expression que ne nous a pas été accordée avec le même souci lors du mandat précédent, j’espère que la proposition faite permettra de satisfaire chacun, car pour le reste je ne pourrai pourtant pas faire plus caustique qu’un Anglais, qui rappelle la réalité des enjeux et des moyens.

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