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MAINTENANT, C'EST CLAIR (article pour la revue académique du SNES)

Publié le par Stéphane GOMEZ

 

La circulaire date du 7 juillet, donc après la fermeture des établissements. Elle n'est qu'anecdotique: elle précisait quel allait être à la rentrée la réalité des 7 collèges de l'Académie (sur 105 établissements en France) classés CLAIR (Collèges et Lycées pour l'Ambition, l'Innovation et la Réussite).

 

En matière d'ambition, la réalité est révélatrice. Car en dehors de propositions généralistes (Sous-entendant que jusqu'ici les enseignants ne font pas leur métier? N'assurent pas le suivi de leurs élèves ou les relations avec les parents? Ne se préoccupent pas de l'absentéisme de leurs élèves?) les mesures appliquées sont une remise en cause de la liberté pédagogique des enseignants.

 

Ainsi, le Préfet des Etudes, « membre de l'équipe de direction » est là pour « coordonner et animer le travail pédagogique et éducatif des études », par exemple en organisant les devoirs à la maison ou sur table, ou en « impliquant l'ensemble des personnels dans la gestion des élèves » ce qui, d'après la circulaire, inclus la gestion des déplacements des intercours ou des récréations.

 

Ces reculs statutaires s'accompagnent d'une remise en cause profonde des conditions de mutation, puisque tous les postes mis au mouvement deviennent « spécifiques », mais sous la responsabilité du principal qui, « après entretien » conseille au Recteur de nommer ou pas le collègue. Nonobstant les conséquences pour les collègues déjà en poste (Seront-ils soumis aux mêmes contraintes que les collègues ayant accepté de venir en poste CLAIR? Pourront-ils facilement muter, quittant un poste non-soumis au mouvement ordinaire?), cela interroge sur les critères retenus par les chefs d'établissement pour établir qu'un enseignant est « ambitieux » et « innovant »? Est-ce que cela se réduira à sa capacité à accepter toutes les dérogations aux statuts.

 

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