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DANS LE RHÔNE: DES MOBILISATIONS DE « SECTEURS » POUR APPUYER LES REVENDICATIONS GLOBALES.

Publié le par Stéphane GOMEZ

DANS LE RHÔNE: DES MOBILISATIONS DE « SECTEURS » POUR APPUYER LES REVENDICATIONS GLOBALES.

 

Depuis l'annonce des DHG dans les établissements du Rhône, les mobilisations se sont multipliées dans de nombreux lycées et collèges, prenant les formes revendicatives habituelles, reliées par le SNES: motion en CA, rejet de la répartition de la DHG en CA, audiences à l'IA que nous avons conseillé et accompagné à chaque fois que la demande a été formulée, communication localement, demande de rendez-vous avec les élus, toujours en liaison avec les parents d'élèves pour mettre en évidence le lien fort entre la défense d'un métier et l'intérêt des élèves et du service public d'Éducation Nationale.

 

À ces formes d'actions, qui on le sait permettent de faire évoluer en juin et septembre la situation (l'Administration conservant une « enveloppe » qu'elle redistribue aux collèges les plus mobilisés, aux dépens de ceux qui acceptent les heures supplémentaires, l'IA profitant de la capacité de certains collègues à absorber les heures supplémentaires pour en proposer encore plus aux établissements les moins mobilisés) s'est développée des formes plus collectives d'actions de « secteurs ».

 

Relayant les explications du SNES, plusieurs collèges ont fait le choix de sortir des luttes refermées sur leur seul établissements pour inscrire leur action dans des mobilisations plus larges, à Meyzieu, Vénissieux, St-Fons ou Vaulx-en-Velin,… pour faire passer un même message à l'Administration: on ne demande pas de prendre des moyens à un établissement pour nous les redistribuer, c'est la question globale des moyens que notre mobilisation pose.

 

Ces luttes parallèles sur plusieurs établissements d'un même espace géographique ont permis de préparer et d'appuyer les appels nationaux à la grève contre les manques de moyens, les suppressions de poste et les pseudos mesures éducatives (explosion de la formation des stagiaires, socle commun, « réforme » du lycée, limitation des doublements,…) qui ne cherchent car réduire les coûts.

 

À ces causes globales ce sont rajoutées des violences graves d'élèves contre les enseignants ou personnels de vie scolaire en hausse sur le département. À chaque fois, les collègues concernés ont bien perçu qu'il ne s'agissait pas d'incriminer une violence extérieure à laquelle il fallait répondre par des mesures sécuritaires, mais les conséquences d'une logique managériale qui pousse à l'autonomie et à l'isolement des établissements sous fond de forte réduction de l'encadrement humain.

 

Plus que jamais les dysfonctionnements locaux ont été perçus comme une déclinaison d'une politique nationale, et les mobilisations locales ont été utilisées comme des relais pour dénoncer cette casse organisée de l'Éducation Nationale.

 

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