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Le choix de la lâcheté

Publié le par Stéphane GOMEZ

     Le P.S. a une position sur le T.S.E.: ça sera "oui" et par voie parlementaire!

     Décidément, même avec la foi du charbonnier, il est parfois difficile de ne pas désespérer de ce parti! Ne s'est-il donc rien passé en mai 2005? Nos aparatchiks sont-ils tellement enfermés dans leur logique et les joutes d'appareil qu'ils ne peuvent pas se souvenir que la souveraineté populaire s'est exprimée, que les sympathisants de Gauche se sont exprimés? Et que être démocrate ça a un sens, que être socialiste ça a -encore- un sens??!

     Encore une fois, HOLLANDE aura préféré son pouvoir sur l'appareil, fusse-t-il au prix de l'appauvrissement du Parti, aux principes et à l'action politique: il a bloqué le vote par avance, en refusant de dissocier la position (le "oui" ou le "non") au mode de ratification (référendum ou voie parlementaire), obligeant tous les partisans du "oui" au vote parlementaire, s'ils ne voulaient pas être rejetés dans la minorité et / ou le camp du "non".

     Et tout cela nous est enrobé des mêmes arguments sans poids qui avaient fait la campagne désastreuse du "oui" en 2005: il ne faut pas bloquer l'Europe, y'a rien de nouveau dans ce traité donc autant l'adopter, l'Europe vaut bien quelques sacrifices (même si ce sont toujours les mêmes qui les font), c'est "oui" mais un "oui critique" ("on" est de Gauche tout de même),…

     Et que restera-t-il au final de tout cela?

     Un traité qui n'a pu entrer par la porte arrivera finalement par la fenêtre. L'Europe sera encore un peu plus libérale, encore un peu plus loin des citoyens et la crise du politique ne fera que s'approfondir un peu plus.

    Et pour le P.S.? En panne depuis 5 ans, il va perdre encore un peu plus de ses forces vives (déjà un camarade m'a annoncé qu'il claquait la porte et je dois argumenter pour qu'un autre ne parte pas!), souvent celles qui faisaient le lien avec le mouvement social. Après l'entrée de "socialistes" dans le Gouvernement Tsarkozy (tous d'anciens tenants du "oui", d'ailleurs), il se décrédibilisera un peu plus.

     Mais qu'importe: on sera absent des mouvements sociaux qui se profilent pour ce mois de novembre, mais on peut espérer -grâce à un vote sanction et beaucoup d'absention- garder nos mairies et pourquoi pas en reprendre quelques-unes. Le socialisme n'en sortira pas grandi, mais tant que le P.S. et surtout ses notables n'en sortent pas exsangues…

     On ne peut plus changer la vie, mais qu'importe, tant qu'on peut continuer à s'occuper de voirie…
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