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Donner, recevoir, partager

Publié le par Stéphane GOMEZ

Madame la Maire, chers collègues, Mesdames, Messieurs,

 

Il y a des débats qui relèvent des marottes, de la litanie ou du marronnier. Celui sur les subventions aux clubs de sports relèvent de ces différentes catégories à la fois. Dès qu'on parle de « sport » dans ce conseil municipal, nous pouvons être certains qu'à un moment ou un autre sortiront les mots « critères » ou « centre aquatique ».

 

La réalité des choses, c'est qu'il n'y a jamais eu, dans cette ville, de critères aussi clairs pour subventionner les clubs sportifs. Ils ont émané d'un travail de concertation lors des États Généraux du Sport en début de mandat, ils évoluent suite à des échanges dans le cadre de l'OMS.

 

Il fut un temps, un élu se vantait ici même, en conseil municipal, que des subventions à des clubs étaient accordés suite à un échange privé dans son bureau. Selon quelles motivations ? On s'interroge encore…

 

Nous avons maintenant des critères clairs, publics, affichés, connus des clubs ; nous avons maintenant un système clair de dossier, dans lequel chaque club peut valoriser son action en connaissance des critères connus en amont. Et eux visiblement savent quels sont les critères et leurs évolutions : peut-être sont-ils plus attentifs à ce qui se dit et se vote en conseils municipaux que certains élus…

 

C'est d'ailleurs parce que nous faisons évoluer ces critères que, avant que les clubs ne remplissent leurs dossiers, nous échangeons, communiquons et surtout votons. Les critères retenus et reconnus le sont après un débat public et un vote, public, en conseil municipal. Dans un cadre connu, celui d'une année budgétaire. On peut ne pas être d'accord avec ce choix mais il faut être honnête et rappeler que le budget d'une collectivité est voté en début d'année civile et porte sur une année civile ! Mais qu'on ne prenne pas ce propos pour une remontrance [pour reprendre le mot d'un élu de l'opposition de Droite]. C'est un rappel de la réalité, tout simplement, et pas une remontrance, car comme dirait l'autre « vous n'êtes pas le professeur et je ne suis pas votre élève », et vous n'être sûrement pas notre professeur…

 

Et ces critères fonctionnent, sont appliqués, puisqu'on peut constater cette année encore une hausse du budget total de subventions aux sports, qui, alors que nous sommes dans un budget de fonctionnement contractualisé par l'État, augmente de 1,4% (elle était déjà en hausse l'année dernière) et dépasse la barre symbolique des 1,5M€, à 1 507 000€. Cette hausse dans ce contexte démontre que les critères ne sont pas factices pour rentrer dans une enveloppe rabougrie, mais bien une méthode de calcul appliquée.

 

Mais non, rien n'y fait, ce qui est clair pour les dirigeants de clubs reste opaque pour d'autres. Le seul argument pour justifier de cette opacité prétendue c'est que « y'a quelqu'un qui m'a dit… ». Il y aurait des mécontents qui s'exprimeraient, qui s'exprimeraient partout sauf devant l'élu délégué aux Sport ou dans le cadre des échanges formalisés régulièrement organisés. À écouter certains, on en vient finalement à croire que les présidents de clubs sportifs ne comprendraient donc rien aux intérêts de leurs clubs !

 

À la réunion de mi-mandat consacrée aux Sports, pourtant, 2 mots n'ont jamais été prononcés par les responsables de clubs présents : « dossiers » et « critères ». Visiblement, eux n'étaient pas gênés, c'était peut-être même une évidence. Le seul reproche récurant était le manque d'équipements sportifs sur la commune. À qui la faute, on se le demande… Sur ce mandat, il fallait choisir : écoles ou gymnases, et les responsables de clubs qui sont bien souvent aussi des parents l'ont bien compris eux.

 

Avant de conclure, je me permettrai de saluer à leur demande plusieurs de mes élèves, engagés dans des clubs sportifs de la commune (que je ne citerai pas, bien sûr) et qui voulaient s'assurer que je voterai bien cette délibération. Certains diront, je les cite que « notre adjoint à la politique de la ville est venu enseigner dans ce lycée. Au cœur des problèmes, espérons que celui qui ne peut conclure un texte sans une citation -ça tombe bien, je les cite…- apporte des réponses et peut être des solutions […] [bien qu'il soit] plus préoccupé par son avenir politique que par les problèmes vaudais ». Que voulez-vous, si on en arrive même au moment où on questionne maintenant mon engagement professionnel c'est qu'on ne peut pas arrêter la médiocrité… J'espère quand même que mon salut à mes élèves, ils ne l'interpréteront pas comme un signe de préoccupation carriériste, car les lycéens de Vaulx-en-Velin valent mieux que leur médiocrité.

 

Pour faire plaisir aux mêmes, une dernière citation, que j'emprunterai à Aimé JACQUET : « Donner, recevoir, partager, ces vertus fondamentales du sportif sont de toutes les modes, de toutes les époques. Elles sont le sport ». ce sont ces valeurs et ces pratiques sportives de partage, de don, qui sont école de vie, que nous voulons défendre, partager. Pour le reste, les marronniers marronnerons, les élus Socialistes et Républicains voteront cette délibération.

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