Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Certains nous avaient vertement dit qu'ils faisaient ce qu'ils voulaient...

Publié le par Stéphane GOMEZ

Certains nous avaient vertement dit qu'ils faisaient ce qu'ils voulaient...

Madame la Maire,

Chers collègues,

Mesdames, Messieurs,

Les élus socialistes et républicains ont longuement, depuis l'élection de mars 2014, répétés que l'un de leurs souhaits était de faire revenir notre commune dans le droit commun. De délibérations en délibérations, la réalité semble pourtant parfois -et trop souvent!- plus prosaïque : il faut ramener notre commune vers le droit ! Tout court !

 

Parfois le droit a été oublié, ça a été le cas par exemple quand, la semaine dernière, nous avons voté le plan sur 9 ans d'adaptation aux normes « handicap » des équipements recevant le public ; il nous fera faire ce qui n'a pas été fait depuis plus de 10 ans que cette loi existait, 10 ans durant lesquels seuls 3 équipements auront été adaptés, ceux faisant l'objet d'une rénovation, ce qui était bien le moindre.

 

Parfois le droit a été vu avec une perspective pour le moins souple, comme avec les véhicules dit de fonction, avec remisage à domicile (c'est tellement plus pratique) et avec bien sûr assurance et essence. Nous y avons mis fin dès le début du mandat.

 

C'est à la fois le droit oublié et vu avec souplesse que nous devons, avec cette délibération, corriger. On progresse, la loi en question ne date que de 2012 ; le sujet, lui, est beaucoup plus ancien. Nous allons donc faire appliquer le droit oublié, qui laissait les agents concernés par des logements dits de nécessité de service hors cadre et donc sans protection, et nous allons sortir du laisser faire (pourtant bien plus libéral que communiste normalement) qui faisait qu'à un moment on ne savait plus ce qu'était un logement pour nécessité de service d'un logement municipal alloué sans contrepartie.

 

La Ville n'est pas un bailleur ; un logement peut être attribué si cela fait sens dans le cadre des missions de l'agent et du service au public. Nous devons donc aujourd'hui sortir de cette situation d'habitude où on ne sait plus ce qu'est un logement pour nécessité de service, à qui et pour quoi il est attribué. Dans une société où le logement est devenu un matériau rare, revenir à cette règle n'est pas vexatoire ou arbitraire : c'est la reconstitution d'un cadre clair donc protecteur pour les agents, et c'est le respect des Vaudaises et des Vaudais, qui ne peuvent pas comprendre et accepter ce qui devient perçu comme un passe droit.

 

De nouveau donc il revient à notre majorité de ramener -ou peut être même simple de mener…- notre ville vers le droit. C'est presque lassant au bout d'un an.

 

Certains nous avaient vertement dit qu'ils faisaient ce qu'ils voulaient : délibération après délibération, on s'en rend bien compte… Nous, une nouvelle fois, nous allons être plus modestes : nous allons appliquer le droit.

 

Commenter cet article